Un CHSCTD a eu lieu le 10 décembre afin de faire le point sur les fiches du registre SST reçues ces dernières semaines et d'échanger aussi sur les conditions de l'inclusion scolaire dans le Finistère. En l'absence de la DASEN, la présidence de séance était assurée par la DAASEN (DASEN adjointe).
Point de situation sur les structures et dispositifs spécialisés
Les difficultés inhérentes à l’inclusion scolaire sont réelles. La DAASEN indique qu’il y a une prise de conscience au niveau national : des places dans des établissements spécialisés sont à l’étude.
Il y a par ailleurs des réunions régulières entre ARS, MDPH et EN. On sait bien que dans certains établissements, c’est du 1 éducateur pour 1 élève tant la socialisation est compliquée.
Pas d’élèves en attente de places en ULIS dans le 29.
Dans les 42 ULIS école, il y a 504 élèves.
Les 25 ULIS collège en accueillent 300.
Les ULIS lycée comptabilisent pour leur part 88 élèves.
Il reste 183 élèves en attente d’une affectation dans un établissement spécialisé (dont 70 en ITEP).
Bilan des 3 Équipes Mobiles Ressources (EMR)
L’intervention se situe en niveau 3 dans le cadre du plan violence. La priorité concerne le 1er degré. Il peut y avoir toutefois quelques interventions dans le 2nd degré et des centres de loisirs. Des réunions régulières ont lieu avec les IEN de circonscription.
Les objectifs concernent des interventions auprès d’équipes en crise avec déplacement dans les écoles. Les retours des équipes sont satisfaisants. Il manque cependant le débriefing avec les équipes après la crise.
L’ARS missionne et finance chaque EMR pour 20 situations par équipe et par an.
Sur 2020/2021, on comptabilise 50 saisines et 159 rencontres.
Ainsi, 12 interventions ont eu lieu sur Morlaix / Carhaix, contre 23 sur Brest et 18 sur Cornouaille.
Des réunions préventives se tiennent parfois avec les IEN.
En cas de besoin, il faut que ce soit un réflexe pour les directeurs de remplir une fiche saisine EMR.
STOP à l’hypocrisie !
Le Sgen-CFDT a relu le paragraphe ci-dessous :
Le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental. L’École inclusive vise à assurer une scolarisation de qualité pour tous les élèves de la maternelle au lycée par la prise en compte de leurs singularités et de leurs besoins éducatifs particuliers. (intro de l’article https://www.education.gouv.fr/la-scolarisation-des-eleves-en-situation-de-handicap-1022)
Nous constatons que la scolarisation de qualité pour tous les élèves peine parfois à ce concrétiser. Nous avons donc insisté ensuite sur les effets de cette situation : enseignants démotivés, démunis, qui ne peuvent assurer un enseignement de qualité. Il va bien falloir prendre ça en compte. La violence de certains élèves n’est pas supportable.
La DASEN Adjointe assure que la DASEN le remonte régulièrement au recteur. Elle ajoute que les personnels ne sont pas là pour se faire frapper. Il y a le champ de l’éducation et le champ médical ou thérapeutique. À chacun son champ de compétences.
Quand la violence complexifie la vie professionnelle
La DAASEN précise qu’en cas de violence, le directeur peut saisir l’incident dans « fait établissement » ce qui déclenchera le contact avec l’Équipe Mobile Académique de Sécurité. Elle préconise par ailleurs, lorsqu’un élève est en crise, d’appeler le 15 : les enseignants ne sont pas des lutteurs !
Un cas précis de dysfonctionnement grave remonte dans les fiches SST. La DAASEN propose de rencontrer l’équipe avec l’IENA en janvier. Dans les cas extrêmes, il est possible de convoquer les familles pour signature d’un protocole d’accompagnement et de responsabilisation.
Si la situation est invivable !
Lorsque la situation n’est plus tenable, il arrive que des personnels craquent, au point de devoir se protéger en en parlant à leur médecin. Ils sont parfois même dans l’impossibilité de reprendre leur poste après un arrêt. Dans ces cas-là, la DAASEN demande que ces agents fassent la démarche de rencontrer leur hiérarchie pour informer de leur situation. Elle précise que les disponibilités ne seront pas acceptées en ce moment, alors que le département manque déjà de personnels.
Le Sgen-CFDT se questionne sur le suivi des fiches SST quand l’IEN est en arrêt de travail, par exemple. Le conseiller départemental de prévention veille au suivi et l’IENA prend le relai si besoin.
Le Sgen-CFDT revendique
– des recrutements en personnels à hauteur des besoins
– la suspension dans le 1er degré des formations « constellations » tant que durera la crise sanitaire
– des moyens pour permettre aux PIAL de fonctionner correctement
Questions COVID
Sgen-CFDT : Comment se gère l’accueil des élèves quand leur enseignant est absent ?
DAASEN : Le brassage limité reste possible sauf pour les temps de repas où il est proscrit.
Sgen-CFDT : En cas de classes fermées à certains élèves et ouvertes à d’autres, il n’est pas question de cumuler travail distanciel et présentiel en parallèle. Cela revient à du travail supplémentaire et cela doit donc être rémunéré comme tel !
DAASEN : Un plan de continuité doit être prévu. Il faut faire preuve de bon sens, l’enseignant ne va pas prendre les élèves après la classe. On pourra utiliser les temps d’APC si besoin au retour des élèves.
Enfin, le Sgen-CFDT s’enquiert de l’installation des capteurs CO2 dans les établissements du Finistère. Où en sommes-nous ?
La DAASEN répond qu’ils seront reçus et déployés d’ici janvier pour les collèges. En revanche, il n’y a pas de retour de la région. Les communes s’équipent au coup par coup, la DSDEN n’a pas de retour précis.