Fonctions publiques, la CFDT agit autrement

La CFDT a fait le choix de ne pas rejoindre l’intersyndicale du 22 mars car elle estime qu'à ce stade, l'appel à la grève est prématuré. Il faut d'abord laisser la place à la négociation sur les 4 chantiers ouverts (dialogue social, rémunération, parcours professionnels et les contractuels).

La CFDT a déjà rappelé ses profonds désaccords sur le fond et la forme des annonces du Ministre DARMANIN. Une mobilisation anticipée réduira nos chances d’opposer un réel rapport de force si celui-ci s’avère nécessaire, en fonction de l’évolution ou non des positions du gouvernement. La CFDT ne s’interdit pas de rejoindre le mouvement et saura se mobiliser au moment opportun !

Dans l’immédiat :

La CFDT agit dans les négociations nationales et en rencontrant les députés

LA CFDT RAPPELLE AVANT TOUT :

– son opposition à une approche uniquement budgétaire de la Fonction Publique,

– son attachement à un service public de qualité, garant de la cohésion sociale et accessible à tous les usagers,

– son exigence d’un rendez-vous salarial au printemps.

LA CFDT AFFIRME EGALEMENT SES REVENDICATIONS SUR LES SUJETS SOUMIS A CONCERTATION :

– refus de la disparition d’une instance dédiée aux conditions de travail et mise en place d’un réel dialogue social de proximité

– refus de l’augmentation de la part individuelle des rémunérations contraire au rééquilibrage validé par le protocole PPCR signé par la CFDT

– mise en place d’un réel accompagnement des parcours professionnels notamment en matière de formation et de mobilité choisie. Le plan massif de départ volontaire n’existe pas.

– refus de substitution de l’emploi public permanent par l’emploi contractuel, qui existe déjà et représente un agent sur cinq.

– amélioration des garanties d’évolution des rémunérations des contractuels et facilitation d’accès à l’emploi titulaire.

– amélioration des conditions de travail, instauration d’une protection sociale complémentaire obligatoire.