Mise en oeuvre de la réforme des collèges en Bretagne

Lors du CTA (comité technique académique) de rentrée, le Sgen-CFDT est intervenu sur la mise en oeuvre de la réforme des collèges

Extrait

« Nous sommes surpris de ne pas voir dans cet ordre du jour, de point sur la réforme des collèges. M. le Recteur nous a certes dit que puisque c’était la loi elle serait appliquée, pourtant sa mise en place complète demandera du temps et un suivi de l’institution.

Nous sommes toujours demandeur d’un bilan sur ce qui fonctionne ou pas, sur les besoins de formation, sur les implantations d’enseignement de l’allemand dans les écoles. Nous souhaitons également rappeler notre demande de voir les seuils d’ouverture de 6ème être ramenés à 28 élèves au lieu de 30 (23 au lieu de 25 en REP). Sans oublier un retour à une dotation hors DGH pour les options breton/gallo devenues enseignement de complément.

Pas de point sur la réforme du collège alors qu’elle a concerné la majorité des collègues de l’Académie directement ou indirectement par le biais des journées autour du numérique. Le Sgen-CFDT a été partiellement entendu et vous remercie M.le Recteur d’avoir banalisé une demi-journée. Il a été entendu également quand il a demandé que soit renforcé le dispositif d’accompagnement des formations pour les personnels des écoles et des collèges des cycles 3 et 4. Par contre vous n’avez pas pris en compte l’impératif d’anticipation, pourtant également souligné par la majorité des organisations syndicales en juin. C’est sans doute le principal défaut du dispositif puisqu’il a mis en tension toutes les catégories de personnels.

Cette tension a généré de l’insatisfaction si l’on en croit les retours de nos adhérents.

Une volonté d’uniformisation associée à l’usage des moyens de communication numériques nous semble être la source de ces tensions.

Le choix du rectorat a été (faute de moyens nous en convenons) de ne pas respecter la parole ministérielle qui voulait que tous les enseignants et CPE de collège reçoivent trois journées de formation aux outils numériques. Ces 3 jours de formations se sont transformées en animation pour 2 d’entre elles. Pourquoi ne pas avoir laissé chaque collège et ses écoles de rattachement définir si le thème proposé était le plus judicieux ? Cela aurait évité bien des réunions vides de sens et donné le sentiment aux collègues qu’on tenait compte de leur surcharge de travail. Cela aurait aussi donné plus de marge de manœuvre pour les animations des réunions des professeurs des écoles des cycles 1 et 2. »