les écoles et établissements fermés jusqu’au 02 janvier 2021 !

La nouvelle vient de tomber : pour éviter la deuxième vague de COVID-19 les établissements resteront fermés jusqu'au 02 janvier 2021. Quelles répercussions concrètes attendre de ce coup de théâtre ?

Le Ministère vient de nous avertir qu’il ne fallait pas compter (ni lire, ni écrire) sur une reprise dans les écoles et établissements avant le lendemain des prochaines vacances de Noël, soit le 2 janvier 2021. Comme ça tombe un samedi, il ne saurait être décemment demandé à qui que ce soit de revenir avant le lundi 4. Cela repousse donc encore le retour en présentiel (mais serons-nous vraiment à 2 jours près) ?

Qui saura encore tolérer le bruit dans les cours d’école, salles de classes et réfectoires ?

La crainte principale que peuvent avoir les personnels, c’est d’avoir perdu toute habitude du bruit des charmants cris et bavardages des élèves (notamment les personnels de vie scolaire à la pause méridienne). Comment faire pour s’y réhabituer progressivement et ne pas être au dépourvu en reprenant son poste ? Pas de panique : le Sgen-CFDT tâchera d’ici-là de récolter des idées pour vous aider à vous préparer à un retour à la normale (qui sera peut-être bien l’anormal, du reste, vu le délai écoulé…)

Comment les chefs d’établissement et directeurs d’écoles vivront-ils le retour à l’accalmie ?

Plus de courriels de parents perdus ou furieux, auxquels répondre jusqu’à 1h30 du matin chaque jour, plus de courriers à lire et intégrer pour remplacer les précédentes consignes (la longue liste des courriers du rectorat prendra probablement fin avec la note COVID-19 n°158, il faut s’y préparer) : après le burn out, le bore out prendra-t-il le relais pour ces personnels tellement sur-sollicités depuis le début de la crise ? Peut-être pas quand même ! Il y aura bien des syndicalistes pour les occuper !

Les personnels administratifs ne feront-ils pas demi-tour en réalisant tout ce qui s’est accumulé en leur absence et que personne n’a cru bon de devoir faire à leur place ?

Inscriptions des élèves en retard, organisation des RDV divers, dossiers à mettre à jour et à archiver, factures impayées, retour de bulletins (pour fausse adresse), téléphone fou (tellement content de retrouver quelqu’un pour le décrocher!). La liste est longue des tâches qui seront à rattraper : la preuve que le confinement c’est bien un moment, mais à la longue ça va comme ça ! Des recrutements massifs seraient (conditionnel de rigueur, car qui croirait le ministère un 1er avril?) prévus pour une fois pour absorber le retard.

Personnels de santé aux petits soins…

Comme tout le monde aura appris à se laver les mains régulièrement, que chacun·e saura se moucher dans son coude et tousser dans son mouchoir (à moins que ce ne soit l’inverse), la charge de travail des personnels de santé va diminuer et ils pourront être aux petits soins de tous les élèves qu’ils n’avaient pas pu voir durant des années, faute de postes ou de recrutement en nombre suffisant. Ouf !

Des dépressions à prévoir !

Comme tout événement tant attendu, le retour aux affaires risque de se traduire par une sort de baby blues. Il faudra veiller à surveiller vos collègues enseignant·es qui seront en plus peut-être devenus agoraphobes à force de distanciation sociale. Comment faire encore des rondes en maternelle dans ce contexte ? Comment surveiller des cours de récré avec plusieurs dizaines d’enfants bougeant dans tous les sens ? De plus, les enseignant·es se rendront compte qu’ils/elles sont devenu·es inutiles pour leurs élèves à force de ne plus être devant eux mais seulement derrière l’ordinateur et verront qu’il n’est plus possible de faire taire qui que se soit après une abstinence de paroles de longs mois durant. Ça va être la cacophonie totale en cours. Au secours ! Dépressions en vue ? Espérons que les assistants sociaux sauront toujours faire face…

RDV le 5 ou 6 janvier 2021 pour constater les conditions de reprise !