Le CSA s'est tenu avec plus d'une semaine de retard suite au difficulté d'adoption du budget. Les mesures annoncées vont encore une fois abimer le service public d'éducation, dégrader les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des personnels.
Déclaration intersyndicale
Au regard de la situation (cf notre communiqué de presse) nous avons souhaité nous joindre à la déclaration intersyndicale lue au nom de tous les syndicats représentés en CSA Académique.
Un CSA dans un contexte budgétaire dégradé
Ce CSA se tient tardivement, en raison de l’absence de loi de finances.
Le CSA ministériel s’est ainsi tenu avec retard sur la base de prévisions, ce qui place l’ensemble du système éducatif sous tension.
La rectrice remercie les services académiques, les personnels de direction et les représentants des personnels pour leur mobilisation dans ce contexte contraint.
Budget et emplois : des zones d’ombre persistantes
Le budget de l’Éducation nationale est annoncé en augmentation , tout comme le nombre d’emplois. Une augmentation principalement en lien avec la réforme de la formation initiale, dont le coût est particulièrement élevé.
Selon la rectrice, cette réforme pourrait constituer une plus-value pour les étudiant·es, avec une rémunération dès la première année après le concours.
Les organisations syndicales font remarquer que les emplois de stagiaires ne font l’objet d’aucune information claire. Elles dénoncent un manque total de lisibilité.
Les créations de postes d’assistants sociaux, infirmiers et PsyEN n’apparaissent pas dans les documents fournis.
L’exécution du budget 2025 n’est pas présentée dans les documents.
L’exécution budgétaire est de plus en plus complexe selon M.Larzul, Secrétaire Général intérimaire. Les informations, désormais traitées en GT BOP, (Groupe de travail sur les budgets opérationnels de programme) ne donne plus lieu à une présentation en CSA académique, cela entraîne une perte d’information injustifiable selon les OS.
La Rectrice précise, pour tenter de donner un éclairage positif à une situation désastreuse pour l’école, que le ministère créé 5900 emplois supplémentaires nets au niveau national. (malgré la suppression de 4 000 postes).
Une grande partie des postes concerne la réforme de la formation initiale. Par ailleurs une réserve d’emplois existait par ailleurs dans les dotations ministérielles.
Premier degré : une baisse démographique qui s’accélère
La baisse démographique se poursuit et s’amplifie :
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– 96 000 élèves au niveau national,
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– 2,5 % d’effectifs dans le premier degré, public comme privé.
cela se traduit par – 1 891 ETP en moyens d’enseignement au niveau national pour le premier degré.
Au niveau de l’Académie de Rennes nous perdrons 3869 élèves à la rentrée prochaine et 86 postes, ce qui conduira à de nombreuses fermetures de classes.
Priorités affichées
Création de 5 nouveaux Territoires Éducatifs Ruraux supplémentaires (12 au total) :
- 2 dans les Côtes-d’Armor,
- 2 dans le Finistère,
- 1 dans le Morbihan
Les ULIS restent une priorité affichée, face à des besoins en forte augmentation.
Position de la rectrice
La rectrice affirme ne pas défendre la baisse des emplois, tout en rappelant la nécessité de répartir 86 suppressions de postes. Elle réfute toute forme de mépris envers les personnels et indique que leur accompagnement est une priorité.
Elle indique avoir alerté le ministère sur le risque d’une situation qui « pourrait exploser » dans les écoles.
Second degré : un peu moins d’élèves, beaucoup de suppressions de postes
La baisse démographique touche en premier lieu les classes de 6e.
Moyens et emplois
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– 121 postes dans le second degré,
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compensation partielle par 10 ETP en HSA,
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48 ETP transférés du budget LGT vers le budget LP, correspondant aux mêmes BTS.
Pour les collèges :

Prise en compte de l’IPS
La rectrice annonce un ajustement des seuils :
il apparait que les structures seront définies en fonction des IPS. Pour un IPS inférieur à 90 : 25 élèves par division, pour un IPS compris entre 90 et 98 : 28 élèves par division, au-delà d’un IPS de 98 : 30 élèves par division.
Les modalités suivantes de distribution de la dotation sont les suivantes :
- 25 heures par classe de 6ème
- 26 heures pour les autres niveaux
- et 3 heures multipliées par le nombre de divisions retenues dans la structure.
On ne connait pas encore la répartition des heures attribuées entre heures postes (HP) et les heures supplémentaires annuelles (HSA).
Les HSA sont difficile à absorber quand dans le même temps les demandes de temps partiel augmentent. Il n’y a pas lieu de penser que ce taux va s’améliorer au vu des annonces des suppressions de postes dans l’académie.
Ici la liste des collèges concernés par les seuils à 25 et 28
La liste des établissements relevant du plan 800 est présentée.
Lycées : rééquilibrages et dispositifs
Dans les Lycées généraux et technologiques
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+ 4 ETP, après prise en compte du transfert des ETP BTS vers les LP.
Pour les Lycées professionnels
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+ 23 ETP

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généralisation des parcours renforcés :
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54 parcours,
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6 ETP mobilisés (2 heures par dispositif).
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Les prépas seconde ne constituent plus une priorité nationale :
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fermeture de 2 dispositifs, maintien d’1 à Jean-Jaurès (Rennes) et d’1 dans le privé sous une autre dénomination.
Les UPE2A se développent en lycée professionnel et en structures mixtes LGT/LP, même si certaines, comme celle du lycée Mendès-France, ne font pas le plein. Il est important de savoir ou sont les élèves q
Points d’alerte
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Sixième année consécutive de baisse d’effectifs dans le second degré.
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Évolution positive des effectifs en SEGPA.
- Enfin, la traduction académique de la baisse nationale de – 181 ETP sur les collèges pose question 🙁– 2,4 % des élèves pour – 3,6 % des emplois)
Une situation qui fait peser de lourdes inquiétudes sur les conditions d’enseignement et de travail.
