Dégradations au CROUS à Rennes 2 : la CFDT condamne la destruction de l’outil de travail des personnels

La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Bretagne condamne fermement les dégradations et les actes de vandalisme commis dans plusieurs structures de restauration du CROUS Bretagne sur le campus de Villejean, à Rennes 2.

Deux Crous Market’, une sandwicherie et le restaurant universitaire de l’Erêve ont notamment été touchés. Ces actes ont conduit à la fermeture de plusieurs structures et à une interruption de certaines activités de restauration. Le CROUS Bretagne a annoncé le dépôt d’une plainte.

Des personnels déjà fortement sollicités

La CFDT tient à rappeler une évidence trop souvent oubliée : derrière les bâtiments, les équipements et le matériel dégradés, il y a des personnels.

Les agentes et agents du CROUS Bretagne assurent quotidiennement une mission essentielle de service public auprès des étudiantes et des étudiants. Ils accueillent, accompagnent, servent des repas, assurent le fonctionnement des restaurants et des points de vente, dans un contexte où les besoins sociaux étudiants sont particulièrement importants.

La généralisation du repas à 1 euro à l’ensemble des étudiants constitue une mesure importante pour leur pouvoir d’achat. Mais sa mise en œuvre représente également un enjeu considérable pour les équipes du CROUS. Le CROUS Bretagne lui-même a récemment alerté sur la nécessité d’assurer la soutenabilité de ce dispositif pour pouvoir le faire fonctionner dans de bonnes conditions.

Les personnels ne doivent pas devenir la variable d’ajustement des difficultés du service public étudiant.

Ils travaillent déjà sous tension, avec des contraintes importantes liées à l’activité, à l’accueil du public et aux moyens disponibles. Le CROUS Bretagne emploie environ un millier de personnes au service des étudiantes et étudiants bretons.

Détruire l’outil de travail, c’est dégrader encore les conditions de travail

La CFDT rappelle que la contestation sociale et étudiante peut et doit pouvoir s’exprimer, y compris lorsqu’elle porte sur les conditions d’études, le coût de la vie ou les politiques publiques.

Mais cette expression ne peut se traduire par la destruction de l’outil de travail de celles et ceux qui assurent le service public au quotidien.

Les dégradations commises à Rennes 2 ne touchent pas seulement des murs, des portes ou du matériel informatique. Elles désorganisent le travail des équipes, entraînent des fermetures, imposent des interventions supplémentaires et viennent alourdir une charge de travail déjà importante.

Dans un contexte de manque de moyens, chaque euro consacré à réparer les dégradations est un euro qui ne peut pas être consacré à l’amélioration des conditions de travail, des équipements ou de l’accueil des étudiants.

La CFDT refuse que les personnels du CROUS aient à subir les conséquences d’actes dont ils ne sont en rien responsables.

Défendre le service public, c’est aussi protéger celles et ceux qui le font vivre

La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques Bretagne apporte son soutien aux agentes et agents du CROUS Bretagne confrontés à ces événements.

Nous demandons que toutes les mesures nécessaires soient prises pour garantir leur sécurité, leurs conditions de travail et la reprise des activités dans les meilleures conditions possibles.

Nous rappelons également que la qualité du service public étudiant repose d’abord sur les femmes et les hommes qui le font vivre chaque jour.

Dans une période où les CROUS doivent répondre à des besoins sociaux croissants et mettre en œuvre de nouvelles mesures comme la généralisation du repas à 1 euro, ils ont besoin de moyens à la hauteur de leurs missions, et non de charges supplémentaires liées à la remise en état de locaux dégradés.

La CFDT continuera de défendre à la fois le droit des étudiants à un service public de qualité et le droit des personnels à travailler dans des conditions dignes, sûres et respectueuses.

À Rennes comme ailleurs, contester est un droit. Détruire l’outil de travail des personnels ne peut pas être une réponse.