Préparation de la rentrée dans les collèges et lycées du Finistère (CSA SD)

Voici la déclaration lue au nom de la CFDT lors du Comité Social d' Administration des Services Départementaux (CSA SD) du Finistère concernant la préparation de rentrée dans les collèges et lycées du Finistère le 6 février 2025

Le choix d’investir…ou pas

Si la seule donnée démographique avait été prise en compte nous aurions perdu 131 postes écrivez-vous dans le dossier. Nous devrions donc sauter au plafond de n’en perdre que 20 ?

Nous le redisons ici, les suppressions de postes ne sont pas une conséquence logique de la baisse démographique.

C’est un choix politique. Celui de ne pas investir pour la jeunesse de ce pays.

Depuis 2020, dans notre académie, nous avons perdu près de 13 000 élèves et 122 postes.

Pour l’académie dans la période 2013/2017 au cours de laquelle nous avions perdu près  de 2500 élèves nous avions gagné 281 postes.

Nous rappelons également que durant le mandat 2007/2012 alors que les effectifs augmentaient, les suppressions de postes ont été massives.

Prendre en compte les conditions de travail

Il y aurait de nombreuses raisons de faire d’autre choix : A commencer par la prise en compte des conditions de travail des personnels. Les données du registre SST académique auraient pu justifier au moins de ne pas supprimer de postes.

La baisse démographique devrait être l’occasion de faire baisser la pression qui pèse sur les collègues en particulier par la diminution des effectifs.

Des DGH anxiogènes

Dans nos établissements, la présentation des projets de répartitions des DGH est rendue de pus en plus anxiogène . Une démographie qui annonce une baisse continue des populations scolaires jusqu’en 2040 , un budget éducation nationale qui nécessitera des coupes sévères dans les prochaines années . Tout cela se traduit par des effectifs de classe toujours plus chargée .

Dans le projet de répartition des moyens , des classes de collège prévues à 30 élèves , cela va se traduire à la rentrée par des classes de 31,32 voire 33 en 5ème, 4ème . C’est ce qui est vécu actuellement

Dans certains lycée du département, pour assurer , sans avoir les moyens, l’ensemble des groupes de spécialités on envisage des regroupements jusque 48 élèves …

Des HSA trop nombreuses

Dans plusieurs établissements , parce qu’il faut produire suffisamment  d’HSA , il faut créer artificiellement des compléments de service dans d’autres établissements … Comment cela peut-il être entendu ?

Au bilan  comment voulez vous que nos collègues restent motivés , impliqués dans leur travail et leur engagement auprès des élèves ? Cette maltraitance relève  des  RPS ( risques psychosociaux )