Le 17 juin 2020 s'est tenu le Comité Technique Académique. Nous y participions. Voici quelques points que nous avons portés et les réponses qu'on nous a fournies
Un protocole qui se fait attendre : épuisement des personnels
En ce mercredi très particulier où le protocole fuitait mais ne paraissait toujours pas, toutes les organisations syndicales présentes ont exprimé la lassitude, l’exaspération et les difficultés dans lesquelles ces atermoiements et retards du ministère nous placent.
Nous y avons lu une déclaration préalable pour exprimer fortement le ras-le-bol général...
Nous avons souligné en outre que nous nous retrouvions dans une situation identique à celle du 11 mai à devoir aller préparer des salles de classe durant le week-end.
Une communication ministérielle via BFM
La façon de traiter les personnels pose question. Comment concevoir que la communication du ministère passe d’abord par BFM ? Comment accepter qu’au 11 mai la dernière mise à jour du site de l’éducation nationale remonte au 4 avril ?
Certes ce n’est pas du ressort de notre recteur mais nous lui avons demandé de le dire au ministère.
Et en Bretagne ?
Notre recteur a souligné encore une fois l’extraordinaire capacité d’adaptation des personnels, disant même :
En Bretagne, on s’en est mieux sorti qu’ailleurs
Mais il a aussi reconnu les difficultés face à un protocole sanitaire en adaptation permanente. L’Autorité Régionale de Santé étant aux manettes, nous n’avons pas d’autre choix que de nous adapter à une situation inédite. Selon lui, il nous faut mieux identifier nos décrocheurs.
Côté Sgen-CFDT Bretagne, nous avons souligné la difficulté de communiquer avec les familles. Ainsi, les établissements peuvent appliquer différemment le protocole. Ce qui est de nature à susciter l’incompréhension voire la défiance.
Le recteur, tout en reconnaissant ces difficultés, a indiqué que la logique actuelle était au desserrement du protocole. Les directeurs académiques ont aussi indiqué que des écoles pouvaient recourir aux 2S2C pour élargir l’accueil.
Autant de réponses qui n’ont pas satisfait l’ensemble des représentants autour de la table.
Demande de CTA extraordinaire pour préparer la rentrée… jugée classique selon le rectorat !
Plusieurs organisations syndicales – dont la nôtre – ont demandé la tenue d’un CTA extraordinaire. Les réponses apportées par le secrétaire général nous ont laissé pantois. Sur la forme, il nous a ainsi indiqué qu’un CTA extraordinaire se tenait en cas de modification des services. Or, a priori, il n’y en aurait pas.
Nous travaillons sur une rentrée classique
nous a-t-il précisé…. ajoutant « les commissions paritaires ont eu lieu, la situation sanitaire semble s’améliorer ».
Cette réponse ne peut évidemment pas nous satisfaire. Si on peut comprendre qu’en terme de ressources humaines, notre rectorat dépende du ministère, nous pensons qu’il y a des enjeux forts
- pour tirer des leçons du confinement et identifier les décrocheurs
- procéder à des évaluations diagnostic
- sur le plan pédagogique pour atténuer les effets de l’hétérogénéité accrus par le confinement (fracture sociale, fracture numérique)
Distorsion entre la base et le sommet
Nous n’avons pas obtenu de réponse à ces remarques. Depuis cette réunion, le ministre s’est largement exprimé sur les ondes pour indiquer quant à lui que
cette rentrée serait inédite
Classique pour les uns, inédite pour d’autres, est-ce là seulement une question de point de vue ou de problème quant à une absence de décentralisation ?
Nous avons abordé d’autres points au cours de ce CTA, à lire dans d’autres articles.
- débat sur le projet de Plan Académique de Formation 2020-2021
- Bilan social et rapport de situation comparée femmes-hommes 2018-2019