Suppressions de postes en Bretagne à la rentrée 2026 : où ? Combien ? Que faire ?

Le ministère use et abuse de l'argument de la baisse démographique pour supprimer des postes afin de diminuer le poids de la dette. La Bretagne, sous prétexte de son excellence scolaire, paie encore un lourd tribut

240 suppressions : un plan social qui ne dit pas son nom

La Bretagne à elle seule totalise 240 suppressions de poste de la maternelle au post-bac.
La fédération CFDT Éducation Formation Recherche Publiques a déposé un préavis de grève, permettant de couvrir toutes les actions possibles sur tous les lieux de travail, du 11 février jusqu’aux vacances de Printemps.

A ce stade, impossible de savoir combien de suppressions toucheront des postes occupés. Il faudra attendre mi-mars les comités départementaux. Mais on connait déjà des disciplines pour lesquelles les postes sont rares. Le mouvement est complètement bloqué rendant toute mobilité difficile.
Avoir des points en raison d’une mesure de carte scolaire (suppression de son poste) risque donc bien de ne pas suffire pour ne pas subir un éloignement de son domicile.

240 enseignant·es de moins sur le territoire breton, cela signifie également une dégradation des conditions de travail, avec des conséquences fortes sur le remplacement et sur les conditions de travail, y compris celles des élèves.

 

 

Restructurations sans dialogue, les RPI menacés

Dans le premier degré, les RPI ne sont plus intouchables. Le rectorat a clairement affiché l’objectif de préservation des écoles rurales, mais pas des RPI. Il faut donc s’attendre à des fermetures d’école…mais sans précision. En effet, il faut aussi attendre la tenue des municipales puisque les fermetures nécessitent les accords des mairies.
Les projections démographiques sont publiques. La CFDT réclame depuis longtemps un dialogue social de proximité pour affronter la baisse du nombre d’élèves. Faute de dialogue social, les directions académiques vont prendre des décisions brutales. Un dialogue de  qualité ne se cantonne pas à des discussions avec les mairies. Il doit mettre dans la boucle les représentant·es des personnels et voir loin, en intégrant les collectivités territoriales (département, région) pour penser la continuité des études.

Le collège en première ligne

A lui seul ce niveau concentre le plus fort des suppressions puisque le rectorat supprime 181 postes sur ce seul niveau se décomposant ainsi

Le nombre moyen d’élèves par classe reste entre 25 et 26 comme partout en France (25.6 précisément !). La moyenne en Europe se situe, elle,  à 20.7 élèves par classe.