CDEN préparatoire à la carte scolaire du 2 avril 2026 Finistère

Le CDEN deuxième instance consultative s'est réuni le 2 avril 2026 sous la présidence de la DASEN du Finistère.

Préparation de la rentrée scolaire

Catherine Moalic, DASEN du Finistère, préside l’instance en l’absence du préfet.

Elle rappelle le rôle de l’instance qui est de donner un avis sur le projet de carte scolaire.

Elle assure de l’attention portée à la réussite des élèves (y compris côté école inclusive, mais pas que).

La CFDT lit sa.déclaration préalable

Quelques éléments de contexte 

La DASEN explique la tenue tardive de l’instance par le retard du vote du budget. Elle indique que chaque année le budget de l’Education Nationale augmente (+200 millions).

Les enseignants seront désormais recrutés à bac+3 et rémunérés ensuite jusqu’au master. Cela a un coût mais engendre une attractivité renforcée : 75 % d’inscrits supplémentaires aux concours en 2026.

Nous faisons face à une baisse démographique. -1040 élèves dans le 1D en septembre prochain. La cohorte des 3 ans est particulièrement absente d’où une moindre entrée en Petite Section. Même baisse dans les établissements privés.

Malgré la forte baisse démographique seuls 53 % des moyens sont rendus. La DASEN souligne que l’Education Nationale aurait pu en rendre le double si le taux d’encadrement était resté stable mais il continue de s’améliorer. 

La double contrainte du budget tardif et mouvement des enseignants à organiser dans les temps positionne le CDEN à cette date. La calendrier a aussi souffert de la période de réserve qui découle des élections municipales.

Le Finistère doit rendre 24 postes mais bénéficie de 2 postes supplémentaires accordés par le ministère pour l’accueil des 2 ans dans des écoles ciblées.

La consigne nationale de 24 élèves en GS CP CE1 (hors éducation prioritaire) est une indication forte.

4 priorités pour la carte scolaire

1) Fragilité des élèves (école inclusive)

Création de PAS avec à chaque fois deux postes supplémentaires : un financé par l’ARS et un financé par l’EN en soutien des enseignants. Vision à 360 degrés.

26 PAS attendus à la rentrée 2027

Etude de l’IPS des écoles.

2) Fragilité des territoires 

30 % d’écoles de 1 à 3 classes.

Le dynamisme pédagogique et la gestion de multiniveaux ne vont pas de soi.

Ruralité, zone littorale et regroupements. La valeur de proximité de l’école est partagée par la DASEN. Réflexion avec les collectivités sur la meilleure offre de formation pour les élèves. On demande beaucoup à l’école. De la lutte contre le harcèlement éducation à davantage de pratique sportive. Ambition à porter les élèves de ces territoires à poursuivre des études. C’est moins le cas que pour ceux issus d’écoles plus grosses.

Le Secrétaire Général de la préfecture rappelle l’utilité de l’intercommunalité dans les réponses à construire.

3) Enseignement du breton

Engagement Etat /Région/ Associations : 2 filières supplémentaires cette année + accompagnement des filières déjà existantes

4) Remplacement et école inclusive

Temps donné dans chaque circo pour permettre aux IEN de former leurs enseignants.

Mesures

MESURES DE CARTE SCOLAIRE AU 2 AVRIL 2026

Modifs : Louise Michel Brest retirée du projet + Guipavas Louis Pergaud, Lanveoc, Ploudalmézeau, Emile Zola Quimper (5 postes donc seulement 2 remplaçants)

Maintien décharges dans 2 écoles malgré fermeture d’un poste : Guéhénno Quimperlé (pour tenir compte des conditions particulières) et Jacquard Brest (travaux).

PAS et missions des ex-PIAL :ce sont les AESH  référentes qui géreront l’affectation de leur collègues sur les différentes écoles (contrat de 35h déchargés à 75 % environ)

La moyenne par classe en éducation prioritaire inférieure à 21 élèves à la rentrée. Le taux d’encadrement des élèves par classe augmente donc.

La CFDT explique son vote contre

La CFDT prend acte des échanges et du dialogue au sein des GT et réunions d’instances dans le cadre de cette enveloppe négative. Un certain nombre de situations ont été prise en compte.

Pour autant, nous faisons le constat que les élèves et enfants en 2026 ne plus les mêmes qu’il y a 5, 10 ou 15 ans seulement. La contrainte d’un groupe, les règles vie dans les classes et la frustration ne sont plus vécues de la même façon par un nombre grandissant d’enfants qui du coup ne peuvent devenir élèves, engendrant dans de plus en plus d’endroits une dramatique dégradation des conditions de travail des personnels et une diminution de la qualité de vie à l’école pour l’ensemble des élèves, amoindrissant les apprentissages en raison de l’ambiance au sein des classes et du peu de disponibilité des personnels durant le temps de classe car devant reprendre, canaliser, extraire de la classe, parfois, des enfants perturbateurs.

C’est pourquoi nous considérons que le compte n’y est pas et nous ne pouvons pas voter pour ce projet de carte scolaire.

Résultat du vote sur la carte scolaire: 1 voix pour, 3 abstentions et 16 voix contre (dont 2 CFDT).

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Une nouvelle méthode de dialogue

La DASEN insiste sur le fait que la méthode qu’elle propose n’existait pas avant (observatoire des territoires). On peut désormais se projeter sur plusieurs années en ce qui concerne la démographie

Elle souhaite respecter la spécificité des communes (même chose dans les plus grandes communes : nombre d’écoles sur le territoire de la commune).

Il n’y a pas de réponse type de la part des services, pas de tabou (conventionnement avec l’AMF pour que les collectivités volontaires travaillent avec la DSDEN)

Spécificité du département : existence de 3 réseaux qui perdent des élèves (Diwan -3 postes, privé -21). Importance de garder un choix pour les familles

 

Rentrée dans le 2D

Baisse démographie -800 = 2 collèges de taille moyenne (classes de 6ème fortement impactée qui va se poursuivre et impacter les lycées)

 

Renouvellement du mandat des DDEN

Rôle : veiller aux conditions des enfants dans les écoles / Rôle de médiateur.

Important surtout avec certains parents d’élèves vindicatifs, rôle de facilitateur.

16 pour

4 abstentions

0 contre

 

Le Conseil Départemental assure qu’il y a beaucoup de travail conjoint EN- CD mais aussi avec les chefs d’établissement.

Il y a des éléments factuels (2014 = année de référence). Environ 250 élèves par an en moins, transports complexes, aménagement du territoire et façon de l’aménager : difficile pour certaines écoles faute de moyen pour entretenir le bâti. Demande de refonte de l’aménagement du territoire.

Nécessité de faire du sur-mesure – réorganisation territoriale nécessaire – travail entre commune, département et région, harmonisation à trouver.