Direction d’école : groupe de consultation et de suivi dans le Morbihan

Compte-rendu de la réunion du 12 novembre 2020

Dans notre département, contrairement à d’autres où il est fait appel à des directeurs et directrices lambda en sus des représentants des organisations syndicales, ce groupe est une simple émanation de CTSD. Trois organisations syndicales y ont désigné des représentants qui ne sont pas directeurs ou directrice d’école. Jocelyn VERDIER, directeur à Pluneret, y porte la voix du Sgen-CFDT Bretagne.

En amont de cette réunion qui s’est tenue en distanciel, nous avions envoyé les questions que nous souhaitions aborder :

  • Pendant la durée de la crise sanitaire, quelles mesures exceptionnelles à effet immédiat avez-vous ou comptez-vous mettre en œuvre pour alléger la charge de travail des directeurs et directrices ?
  • Avez-vous pu accorder des journées de décharges ponctuelles complémentaires comme prévu par la circulaire du 25 août 2020 ? Si oui, combien ?
  • Durée des contrats de Service Civique : nous demandons qu’ils aillent jusqu’à la fin de l’année scolaire
  • Nous proposons également l’arrêt des transmission GAÏA via la direction d’école
  • Les évaluations CP/CE1
  • Les demandes faites aux directeurs et directrices qui sont hors de leur compétence (surveillance des abords de l’école)

Dans un premier temps, la nécessité de temps de décharge supplémentaire et par conséquent de créations de postes a fait l’unanimité.

Concernant les décharges ponctuelles complémentaires prévues par la circulaire du 25 août, le DASEN a précisé qu’elles seraient attribuées prioritairement aux écoles de 1 à 3 classes, en fonction des moyens de remplacement, qui sont sous tension…

Nous avons souhaité interpeller notre administration sur les mesures d’urgence qui pourraient être immédiatement mises en place au vu des circonstances sanitaires exceptionnelles, à l’instar de certains départements comme la Haute-Garonne où il a été décidé de dispenser d’APC les directeurs et directrices, ainsi que de réduire leur temps d’animations pédagogiques. Les représentants du Snuipp ont fait savoir qu’il n’était pas question de mettre en place des mesures relevant à leurs yeux du bricolage et que la seule solution consistaient en l’apport de temps. Notre propos consistait à faire des propositions concrètes, sur lesquelles le DASEN a la main, et pouvant être mises en place immédiatement. Nous n’avons pas été compris et le regrettons.

La problématique de la diminution de la charge de travail et des outils numériques a été ensuite abordée. Nous avons insisté sur le manque de liaisons entre les différents outils numériques. De fait, c’est aux directeurs et aux directrices de servir de lien entre le bureau du directeur sur Toutatice et les collègues, entre Gaïa et les collègues, entre Onde, Affelnet et les parents.
Sur ces questions, un groupe de travail académique va être mis en place.

Sur le sujet de la durée des contrats de Services Civiques, le DASEN a annoncé que le Ministère allait prochainement communiquer pour ouvrir la possibilité de rallonger les contrats jusqu’au 30 juin. Il a indiqué qu’à ce jour 60% des écoles du Morbihan ont demandé a bénéficier de l’emploi de services civiques, 77 candidat.es ont été retenu.es.

Le projet de loi Rilhac prévoit la mise en place de directeurs référents. M. BLANÈS nous a informé que dans le département, cette fonction devrait être occupée par un 2 personnes. Le contour de leur mission reste à construire.

Au chapitre de l’inventaire des risques et de la sécurisation des écoles, une information sur la procédure du diagnostic sécurité nous a été donnée : il s’agit d’un document lié au risque « attentat-intrusion » permettant de repérer les failles dans le bâti. La gendarmerie et la DSDEN mobiliseront des personnels pour accompagner les directeurs et directrices dans cette démarche.

Le délai pour présenter les projets d’école a été poussé au 3ème trimestre. Nous avons tenu à exprimer notre avis plutôt positif sur le nouvel outil d’élaboration du projet d’école tout en nous réjouissant de la prolongation du calendrier.

Sur les élèves à besoins éducatifs particuliers (BEP), le DASEN a précisé qu’il était conscient des difficultés auxquelles sont confrontées nos collègues. Il a présenté les équipes mobiles départementales, qui seront constituées en partenariat avec l’ARS, dans une logique d’apporter du soutien aux équipes sans externaliser la difficulté.

Enfin, nous avons tenu à aborder le sujet des évaluations CP/CE1, qui pour nous sont symptomatiques de la pression mise sur les directeurs et directrices pour la mise en œuvre et les remontées, mais ne permettant aucune vision générale sur les résultats de l’école.