Le Sgen-CFDT Bretagne reçu par le nouveau recteur d’académie

Le 13 mai, une délégation composée de Luc Grimonprez, secrétaire, Véronique Baslé et Gaël Le Floc'h, secrétaires adjoints, Hélène Guillou, membre de la CE, a été reçue par le nouveau recteur, Emmanuel Ethis, sa directrice de cabinet, Cécile Humbert-Mohammedi et le secrétaire général Michel Canerot.

L’entretien portait sur les sujets suivants : la réorganisation académique, la formation continue, la mise en place des réformes en voie générale, technologique et professionnelle et l’école du socle.
Sur tous ces sujets, le recteur s’est montré à l’écoute, dans une volonté manifeste de dialogue social, expliquant pour conclure que la bienveillance doit s’exercer en partant du rectorat pour qu’elle puisse rejaillir à tous les échelons jusqu’à l’enseignant lui-même envers ses élèves.

Réorganisation académique : un bilan sera fait

En ce qui concerne la réorganisation académique et ses conséquences pour les personnels administratifs, le recteur a semblé avoir bien mesuré les difficultés engendrées par la précipitation ou la marche forcée enclenchée par la rectrice. Il a demandé un bilan à l’IGAENR (Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche), bilan qui sera présenté  dans tous les services dont les conditions de travail pourraient être impactées, ainsi que dans toutes les instances représentatives concernées. Le principe d’action sera le pilotage de proximité, une meilleure articulation du secondaire avec le supérieur dans une logique territoriale d’équité.

Par ailleurs, fort d’une enquête renseignée par 200 collègues, le Sgen-CFDT a fait état des soucis posés par la communication numérique et d’une série de propositions pour y remédier issues d’une enquête. Contrairement aux précédents recteurs, Emmanuel Ethis a reconnu qu’il y avait là un vrai problème à traiter.

Le Premier Degré grand oublié de la formation continue

Sur la formation continue, la délégation a rappelé qu’une pétition en ligne proposée par le Sgen-CFDT Bretagne avait recueilli un nombre non négligeable de signatures. Nous avons présenté les lacunes et dysfonctionnements ainsi que des pistes d’amélioration. Pour le Premier Degré, nous avons insisté sur la disparition de la formation continue, qui se limite aux animations pédagogiques de circonscription.
Peu de réponses sur cette partie de l’entretien, le recteur découvrait le principe de groupe de secteur, son secrétaire lui expliquant que le nom en avait été modifié sans qu’il y ait de véritables changements quant à leur fonctionnement, sinon dans l’idée que des cercles puissent « rayonner ». Il semblait surpris que des personnels non enseignants ne puissent accéder à des formations pour lesquelles il restait des places. Signalons qu’au comité technique académique de juin, le plan académique de formation sera présenté et que le recteur attend peut-être cette occasion pour en dire plus….
La délégation n’a quant à elle pas raté l’occasion de dire qu’avec les deux grandes réformes en cours, il ne s’agissait pas de rejouer les erreurs du passé en ne proposant des formations que la première année. Pour le Sgen-CFDT Bretagne, il ne saurait non plus être question, comme cela a été le cas cette année, de proposer des formations nécessaires pour les collègues de lycée au détriment des autres personnels parce que le budget global de la formation continue est identique. Enfin, le premier degré est le grand absent d’une véritable formation continue.

Mise en place des réformes du Lycée Géréral et Technologique et de la voie professionnelle

Pour la réforme du Lycée Général et Technologique, le recteur a souligné à nouveau l’importance de l’articulation entre le supérieur et le lycée, l’objectif étant que le supérieur s’adapte au point de ne plus avoir à proposer le oui-si. Toutes les filières apparaîtront sur Parcoursup, ce qui était impossible avec APB. Le Secrétaire Général a indiqué que la combinaison majoritairement choisie par les élèves associe une matière littéraire, une matière scientifique et une matière économique, loin des actuelles filières même si, certes, la spécialité maths a été très fortement choisie. Nous avons exprimé nos nombreuses inquiétudes quant à la mise en place de cette réforme, y compris en terme d’achats de manuels scolaires pour les familles.

Sur la réforme de la voie professionnelle, le Secrétaire Général a indiqué qu’il pourrait y avoir en début d’année une période de concertation pour que les enseignants qui auront à co-intervenir puissent se mettre au point.

École du socle

Enfin, sur l’école du socle, et plus particulièrement les 13 postes que l’ancienne rectrice avait affecté à cette expérimentation, le recteur a clairement dit qu’il n’était aucunement tenu par la mise en place de sa prédécesseure. Il attendra la loi et pour lui, cette expérimentation ne peut pas se faire sans une volonté locale. Quant aux 13 ETP, il ne devrait pas y avoir de difficulté à leur trouver une utilité.